AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 Saphora Ҩ time waits for no one.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Saphora Ҩ time waits for no one.   Ven 2 Nov - 0:08



LUCE SAPHORA STEADWORTHY
"il ne faut pas manger tes ongles parce qu'ils sont à toi. si tu aimes les ongles, mange ceux des autres. "

âge: 19 ans. date et lieu de naissance: née le 13 janvier à Toronto. origines: canadienne uniquement. études: études de cinéma. orientation sexuelle: hétérosexuelle, à priori. statut civil: célibataire. caractère: optimiste; enjouée; déterminée; têtue; souriante; intelligente; maligne; bonne actrice; manipulatrice; égoïste; jalouse; bienveillante; impulsive; efficace; intègre; franche groupe: cinema & theatre.

Alors, si tu me parlais de ton premier amour ? Ca commence à faire longtemps. Il s'appelait Gabriel, c'était en primaire. Je me souviens qu'on se cachait dans les recoins de la cour pour se faire des bisous, comme les adultes. Mais mon véritable premier amour, je l'ai rencontré en entrant au lycée ... Et il m'a dégouté de la gente masculine. ◮ Quel genre de musique écoutes-tu ? Du funk au twist, let's talk music ! Je ne suis pas très difficile à ce niveau là, tant que vous ne me forcez pas à écouter du rap ou du r'n'b. J'aime particulièrement le rock et le métal, mais j'apprécie aussi l'electro en soirée. Je tiens à dire que Kurt Cobain est un génie. ◮ Ton plus grand rêve, si tu en as un, of course: C'est marrant que vous me demandiez ça, parce que j'y pensais ce matin. Je ne sais pas si j'ai un rêve en particulier ... Quoi qu'il en soit, j'espère réussir mes études de cinéma, trouver un copain fiable et tuer Justin Bieber. Non, oubliez ça. ◮ Tu bois, tu fumes, are you bad sometimes ? Comme presque tout le monde, société l'oblige, oui. Oui je bois, et non je ne fume pas. Pas de cigarettes du moins. Et je ne suis jamais clairement ivre, je fais attention à rester lucide en toute situation. ◮ Tu as un tatoo, une cicatrice, un piercing, signe distinctif ? J'ai une cicatrice dans le dos, mais elle est discrète. Pour le reste je préfère éviter, je ressemblerais trop aux autres sinon. ◮ Décris moi ton plus beau souvenir, la chose qui fait de toi ce que tu es: J'étais allongée dans l'herbe avec lui. Le monde nous appartenait, quand nous étions ensemble plus rien d'autre n'avait d'importance. Nous avions chacun un écouteur dans les oreilles et la chanson Guilty of the Innocence tournait en boucle sans que l'on s'en rende vraiment compte. Il a serré ma main dans la sienne et a souri avec une tendresse infinie. « J’ai l’impression d’être immortel à tes côtés. » m'a-t-il dit le plus naturellement du monde. Les nuages défilaient, portés par le vent.

« On va s’absenter quelques jours. Sois sage. » déclara ma mère pour la énième fois. Combien de fois avais-je entendu cette phrase, au cours de ma vie ? Tandis que certains enfants commençaient à parler en prononçant des mots simples comme maman ou papa, moi j’avais appris à dire au revoir. Je ne pouvais blâmer mes parents de partir aussi souvent, ils gagnaient énormément d’argent et grâce à eux je ne manquais de rien. Mais très franchement si j’avais été en mesure de choisir, je me serais bien moquée de leurs cadeaux. Ce que je voulais moi, c’était leur amour. Je fus principalement élevée par mes grands-parents qui, aussi aimaient fussent-ils, ne comblèrent jamais le manque qu’avait créée l’absence de mes géniteurs. Je passais énormément de temps assise dans le jardin ou derrière la fenêtre à fixer la route, attendant patiemment le moment où j’entendrais le moteur de la voiture venir dans ma direction. Je n’étais pas malheureuse, loin de là, mais je me sentais terriblement seule. Chaque jour, à la sortie de l’école, les mamans tenaient les mains de leurs enfants et leur demandaient comment s’était passée leur journée. Moi, je prenais la main de mon grand-père devant le regard de pitié des parents qui jasaient à mon propos depuis mon entrée à l’école. « Il parait que ses parents sont en prison. » disait l’une. L’autre contredisait : « Mais non, sa mère est morte et son père boit trop pour s’occuper d’elle. » J’avais envie de hurler qu’ils étaient des menteurs, qu’ils n’avaient pas le droit de mal parler de mes parents. Peu d’enfants acceptaient de jouer avec moi parce qu’on me considérait comme une mauvaise fréquentation, aussi je me rabattis sur l’école et mes devoirs, raflant les meilleures notes de ma classe. Mais là aussi je fus sujet de discussion. « C’est parce que ses parents ont de l’argent qu’elle a de bonnes notes. Et qu’elle est la chouchou de la maîtresse. »

Un jour, ma mère cessa bel et bien de rentrer. Mon père et elle divorcèrent et il fut décidé que je vivrais avec mon géniteur. Ce dernier ne partit plus en voyage d’affaires, si tenté que c’était bien le cas pour se consacrer à mon éducation. J’appris grâce à une discussion téléphonique que tout ce temps-là il était bien parti en Chine, mais qu’il y avait une maîtresse depuis le début. Maman avait fini par découvrir le pot-aux-roses et l’avait quitté. Si je ne lui dis rien, j’en fus terriblement malheureuse. Ce n’était pas moi qui avais été trompée, pourtant je me sentais trahie. Malgré tout, j’étais soulagée d’avoir enfin l’un de mes deux parents près de moi chaque jour. Mon père et moi ne parlions pas beaucoup. Je lui résumai en peu de temps tout ce que j’avais vécu et lui me raconta des anecdotes sur ses voyages, mais bien vite nous nous essoufflâmes et cessâmes de parler. Quand j’entrai au collège, il m’inscrivit dans un collège privé très cher et réputé à Toronto dans lequel je fis la connaissance de fils et filles à papa, comme moi. Mon aversion pour l’école se dissipa peu à peu, au fur et à mesure que je me faisais des amis. Ici, je n’avais pas l’impression d’être différente. La plupart avaient été longuement délaissés comme moi ou l’étaient toujours, à cause du travail de leurs parents. Je trouvai enfin ma place parmi eux, m'ouvris petit à petit.
Je fis la rencontre d’une fille de mon âge, Pandora, qui me fit voir la vie autrement. C’était une personne très malheureuse et secrète, qui arrivait malgré tout à donner du courage aux autres. Ainsi, je me remis de mon choc émotionnel en un rien de temps et appris à sourire en
toutes circonstances, à aimer la vie, à m'amuser. En échange, je fis de mon mieux pour l’aider à s’en sortir. Nous devînmes les meilleures amies du monde, inséparables. Il ne se passa rien d’extraordinaire pour moi au collège, rien qui mérite d’être réellement raconté. « Tu te rends comptes Sapho, demain on est au lycée ! » s’exclama Pandora. Je souris et hochai la tête. Fini le temps de l’innocence, de la droiture et du respect des règles. Nous allions en profiter, et pas qu’un peu.

Chaque année, le lycée organisait un lâché de lampions la nuit pour les nouveaux élèves. Pandora et moi nous y rendîmes, excitées. Les anciens lycéens nous en avaient parlé comme un moment émouvant et féérique, parfait pour se faire de nouveaux amis. C’est alors
que je le vis : il se plaça à mes côtés et leva la tête pour observer les premiers lampions qui s’élevaient dans la quiétude nocturne. Je l’observai discrètement, mon cœur battait la chamade. Je n’avais jamais cru au coup de foudre, pourtant il fallait bien avouer que je venais de le subir. J’avalai ma salive avec difficulté et levai les yeux à mon tour, à contre-cœur. Chaque année, le lycée organisait un lâché de lampions la nuit pour les nouveaux élèves. Pandora et moi nous y rendîmes, excitées. Les anciens lycéens nous en avaient parlé comme un moment émouvant et féérique, parfait pour se faire de nouveaux amis. C’est alors que je le vis : il se plaça à mes côtés et leva la tête pour observer les premiers lampions qui s’élevaient dans la quiétude nocturne. Je l’observai discrètement, mon cœur battait la chamade. Je n’avais jamais cru au coup de foudre, pourtant il fallait bien avouer que je venais de le subir. J’avalai ma salive avec difficulté et levai les yeux à mon tour, à contrecœur. Je serrai la main de Pandora et fis un léger signe de tête en direction du garçon. Un petit rire s’échappa de ses lèvres et il tourna la tête vers nous, pour nous sourire. Je rougis et lui rendis son sourire, gênée. Quelque chose me disait que je ne le laisserais pas s’échapper. Quelle que soit la manière dont je m’y prendrais, ce garçon serait à moi rapidement. Dans les jours qui suivirent, je le vis de loin de temps à autre. Il était constamment entouré de filles et j’étais morte de jalousie. J’appris cependant son prénom – Aymeric – une petite avancée. Pandora et moi avions un certain succès, obtenions de bonnes notes et étions toujours aussi inséparables. Aller en cours était toujours un véritable bonheur, nous étions enfin épanouies. Le week-end, je sortais en douce par la fenêtre de ma chambre pour aller en soirée. Mon père ne l’aurait jamais toléré, lui qui prônait la chasteté avant le mariage – ô ironie – et ne supportait pas l’alcool, le tabac ou toute autre substance illicite. Si ça n’avait tenu qu’à lui, je serais dans un pensionnat catholique dans lequel on prie avant de manger, avant de dormir, et où les discussions les plus embarrassantes sont sans doute les passages « crus » de la bible.

Je finis par sortir avec Aymeric. Nous nous croisâmes en soirée et je m’approchai timidement de lui, engageant la conversation respectueusement. Mon cœur fit un bond quand il déclara qu’il se souvenait de moi, et qu’il savait comment je m’appelai. « C’est un joli nom,
Saphora. » souffla-t-il en me regardant des pieds à la tête. En ma présence, Aymeric ignora royalement les autres filles, ce qui me rendit terriblement fière. Nous parlâmes longuement et bûmes énormément, et ce qui devait arriver arriva, nous nous retrouvâmes dans la chambre pour passer un moment intense et passionné dont je me souviendrai toute ma vie. Quand j'y pense aujourd'hui encore, c'est terriblement douloureux, mais je ne regrette rien. Après ça, nous décidâmes de sortir ensemble pour mon plus grand plaisir. C’était un garçon très doux et respectueux avec moi, plus immature et joueur avec ses amis. Nous passions énormément de temps ensemble, découvrions la vie de nos yeux d’adolescents. J’avais l’impression que rien ne pouvait m’arriver tant que j’étais avec lui, que l’éternité s’étendait devant moi. A ses côtés, je m’adoucis également, devins plus mature et féminine. J’oubliai peu à peu mes manières de fille de riche, arrêtai les caprices, faisais de mon mieux pour le rendre heureux comme il me rendait heureuse. Cela dura des mois, les plus beaux de ma vie. Mais vous
savez ce qu’on dit : le bonheur ne dure pas toujours. Je me levai ce matin-là avec une sensation désagréable au creux du ventre, comme si quelque chose allait arriver. Arrivée au lycée, je cherchai Pandora des yeux pour lui confier mes inquiétudes, mais ne la trouvai pas. Cela ne lui
ressemblait pas de ne pas venir au lycée. Je lui téléphonai mais elle ne répondit pas non plus. C'est alors que je la vis venir en face de moi, entourée de filles que nous ne pouvions supporter. Je fronçai les sourcils et l'appelai. Sans méchanceté mais avec une déception ostensible dans la voix, Panda posa sa main sur mon bras et déclara : « Tu te souviens que j’existe ? C’est amusant. Nous n’avons plus rien à partager Saphora, tu es tout le temps avec Aymeric et n’a plus de temps pour ta meilleure amie. Salut. » Elle sourit un instant et s’éloigna. Je me retournai, choquée. « Attend, Pandora ! » criai-je. Mais elle ne se retourna pas. Je venais de perdre ma meilleure amie, parce que j’avais été trop négligente pour me rendre compte que cette situation la faisait souffrir. Je fondis en larmes et ne retournai plus au lycée pendant quelques jours.

La douleur et le manque que je ressentais loin de Pandora, ne faiblit pas avec le temps. Cela faisait plusieurs semaines que ne nous adressions plus la parole, et j’avais l’impression de mourir à petit feu. Il ne me restait plus qu’Aymeric, qui était lui aussi de plus en plus distant. J’avais l’impression que ma vie m’échappait, que mon monde s’écroulait lentement pour me faire le plus de mal possible. Aymeric aussi avait disparu. Je le cherchai partout, demandai à ses amis où ils se trouvaient. Ils me regardaient bizarrement et je commençai à paniquer. Y avait-il quelque chose que je ne savais pas ? A force de recherches, je le trouvai. Il était dans une salle de cours, en compagnie d’une autre fille. J’ouvris brusquement la porte, folle furieuse. Je me jetai sur la fille, hystérique. Je n’avais personne d’autre que mon copain, elle ne pouvait pas me l’arracher. Aymeric me tira en arrière, me demandant de me calmer. L’autre partit en courant et je me retrouvai seule avec lui. J’avais la tête qui tournait, la nausée. Comment pouvait-il me faire ça ? Ce en quoi j’avais toujours cru venait de s’effondrer. Pour la deuxième fois de ma vie, je me sentie trahie, je fus dégoutée des hommes. Etaient-ils donc incapables d’aimer ? D’abord mon père avec ma mère, maintenant lui … Je le frappais, l’insultais, dévastée. Quand il me serra dans ses bras je résistai un moment, avant d’abandonner. Je n’avais plus la force de me battre.
« Ca fait longtemps, avec elle ? » réussis-je à demander. Comme il ne répondait pas, je pris ça pour un oui. « Tu l’aimes ? » demandai-je alors. Il secoua lentement la tête. « Je ne l’aime pas. Pas d’amour. » Je me mordis la lèvre pour ne pas pleurer de nouveau. Il ne chercha pas à se justifier ni à me retenir. Je quittai la salle à mon tour, tremblante. Je ne savais plus quoi faire ni où aller, j’étais perdue, écœurée.
Tout ce dont j’avais besoin, c’était Panda. Mais Pandora avait une autre vie, à présent. Elle ne me regardait même plus quand nous nous croisions dans les couloirs du lycée. Cette fois, je décidai de ne pas me laisser abattre. Je n’avais plus personne, mais me morfondre dans mon lit n’arrangerait rien et mon père m’aurait obligé à aller au lycée. Il m’arrivait d’éclater en sanglots et de devoir sortir, en cours. J’errais sans but, les yeux dans le vague, inconsciente de mes faits et gestes. J’étais comme un fantôme au cœur brisé, qui n’arrivait plus à s’en sortir d’elle-même.

Je fus invitée à une soirée de « remontage de moral » par les filles de ma classe qui ne supportaient plus de me voir ainsi. J’hésitai longuement, mais je devais absolument faire quelque chose. Je m’épuisais moi-même à être aussi malheureuse et molle. Je me dégoutais, j’avais honte de moi. Je finis par accepter et m’y rendis ce soir-là, retenant mes larmes. La dernière fois que j’étais allée en soirée, c’était avec Pandora. Pourtant cela me fit le plus grand bien et le temps d’une soirée, j’oubliai que j’étais triste. Je ris énormément, même si j’aurais préféré avoir ma meilleure amie à mes côtés. Assise dans les escaliers, je débattais comme je le pouvais à cause des grammes d’alcool dans le sang sur la place de l’économie chinoise dans le monde, quand mes nouveaux amis arrêtèrent de rire et regardèrent derrière moi. Je fronçai les sourcils et me retournai lentement, troublée. C'est alors que mon coeur fit un bond dans ma poitrine. Je
me levai pour lui faire face. Elle me prit dans ses bras avec un sourire, les yeux emplis de larmes. Je ne pus retenir les miennes et poussai un petit rire ravi. « J’ai appris ce qu’il s’est passé. Comment ça va ? » Je lui en voulais énormément de revenir seulement maintenant qu’il m’avait quittée, mais je n’avais pas envie de me battre contre elle. « J’ai vécu un enfer sans toi Panda. » dis-je entre un
sanglot et un éclat de rire. Il n’y avait plus qu’elle et moi, plus rien n'avait d'importance. Je me reconstruisis au fil du temps, grâce à elle. Nous passâmes de nouveau le plus clair de notre temps ensemble, bien qu’on se soit maintenant fait des amis chacun de notre côté et qu’on passe du temps avec. Pandora me faisait réagir quand je commençais à dériver, me redonnait confiance en moi. Elle me parla également d’elle et de ce qu’elle avait fait de bien ou de mal pendant qu’on était fâchées. « Tu sais, c’est grâce à toi si je suis heureuse aujourd’hui, me dit-elle un jour, parce qu’au collège, j’ai pu me reposer sur toi dans les moments difficiles, parce que tu m’as donné ton amitié précieuse. Merci Saphora. » Je ne reparlai plus à Aymeric, l’évitai même. Le moment de quitter le lycée arrivait à grand pas et je n’aurais plus à le voir du tout, j’étais soulagée. Pandora et moi décidâmes d’aller dans la même, de faire un truc fou sortant du commun. Nous optâmes pour la Niagara Evening University, dans laquelle nous serions étudiantes en cinéma. Nous nous projetions déjà dans l’avenir, avenir dans lequel nous serions des stars de cinéma, riches et célèbres, heureuses pour toujours. Nous étions encore des enfants avec des rêves plein la tête.

Mes relations avec mon père s’améliorèrent un peu cette année-là. Bien qu’il préfère la sécurité financière aux vies d’artiste risquées, il trouva mon projet intéressant et me soutenu. Ce ne fut pas le cas de ma mère qui déclara que je n’avais aucune chance et qu’il valait mieux que je fasse quelque chose d’utile. « Laisse la dire, lança mon père quand je lui racontai, c’est une vieille bique. Fais ce qui te plait, je serai là pour t’aider. » J’éclatai de rire et le serrai dans mes bras. A partir de ce jour là, l’atmosphère à la maison s’adoucit considérablement. Les ruines du monde qui s’était écroulé autour de moi laissaient place à univers que je contrôlais peu à peu. « On a des hauts et des bas dans la vie. Mais il ne faut pas se laisser abattre, parce que la lumière vient toujours après les ténèbres. Ce n'est pas pour rien que j'ai voulu t'appeler Luce. Et avec une gueule d’ange comme la tienne, des garçons t’en trouveras des milliers. » Mon père était beaucoup plus … Humain. Il jouait le rôle qu’il n’avait su prendre durant ces dix-huit dernières années, me faisait rire, me réconfortait, me protégeait. Je ne voyais plus en lui l’homme d’affaire que j’avais détesté, maudit, haïs de toutes mes forces. C'était un homme différend, apaisé. En vérité, il était de nouveau amoureux.
Je reçus un texto de Pandora qui voulait me voir. Nous nous rejoignîmes à la rivière, notre paradis à nous. Elle s'assit à mes côtés, le visage fermé. « Je vais encore devoir t’abandonner. » lâcha-t-elle calmement. Je posai ma tête sur son épaule et soupirai. « Promet-moi que tu reviendras. » répondis-je, avec la même patience. Elle hocha la tête avec douceur. « Je te le promets.
Dans un an jour pour jour, je serai là. » Cette séparation fut moins douloureuse. J’avais la certitude que l’on se retrouverait et que cette fois, nous ne nous quitterions plus. L’ambiance à la maison était excellente, j’avais d’autres amis pour me soutenir et mon entrée à l’université approchait à grands pas. Panda m’envoyait des photos tous les jours, de ce qu’elle voyait, ce qu’elle faisait, de sa maison, ses amis … Il ne se passa pas un jour sans que l’on parle, sans qu’on se dise qu’on s’aimait. L’été précédant mon entrée à Niagara Evening University, je sortis le plus possible pour terminer le lycée en beauté et me créer de beaux souvenirs, malgré les moments difficiles que j’avais passés. J’avais décidé d’être une élève sérieuse à la rentrée, pour avoir l’avenir que je désirais. J’étais soulagée de ne plus avoir à croiser celui que j’avais aimé et pour qui mon cœur battait aujourd’hui encore, malgré le dégout qu’il m’inspirait. Pandora me reviendrait dans six mois, elle me l’avait promis. Cette nouvelle année allait être terriblement excitante, à n’en pas douter. Je préparai mes affaires dans ma chambre étudiante, profitai des élèves qui, comme moi, ne connaissaient personne ou presque, découvris la vie étudiante avec un plaisir non dissimulé.

« Saphora ? » J’aurais reconnu cette voix entre mille. Je me retournai prudemment, le cœur en proie à une panique folle. Devant moi se tenait Aymeric, en chair et en os. « Salut. » dit-il, avant de baisser les yeux un instant.
Que cherchait-il, que voulait-il ? N’en avait-il pas eu assez de me faire souffrir pendant des mois, de hanter de terribles cauchemars mes nuits ? « Salut. » répondis-je. Je baissai les yeux et fis demi-tour, pour fuir le plus loin possible. J’avais cru mon problème réglé, mais en fait il ne faisait que commencer. Je ne voulais pas que mon cœur batte aussi vite en sa présence, c’était intolérable. Mes blessures se rouvrirent, je pensai de nouveau à lui, à tout ce qu'on avait vécu ensemble. Pouvais
-je lui pardonner ce qu'il avait fait ? Je me fis de nombreux amis, travaillai et sortis pour ne pas penser à lui. Je n'avais nullement l'intention de le laisser gâcher mes études et mon moral une nouvelle fois ! « Quel enfoiré … » lançai-je,
dans mes pensées. La voix du professeur me fit sursauter. « Mademoiselle Steadworthy, un problème ? » Autour de moi, tout le monde explosa de rire. Les mois défilèrent à une allure folle. J’adorais mes cours et ne regrettais pas d’avoir choisi le cinéma. Je n’avais jamais réellement su ce que je voulais faire, mais je venais de trouver ma vocation. J’évitais Aymeric comme la peste, n’hésitant pas à faire demi-tour quand je le voyais arriver. Mais plus le temps passait, et moins j’avais envie de m’enfuir. Moins je lui en voulais. Et plus j’avais envie d’être près de lui. Pourquoi n’avait-il pas cherché à me retenir et revenait-il maintenant ? Pourquoi m’avait-il trompée ? Des tas de questions se bousculaient dans mon esprit, que je brûlais de lui poser. Le jour de mes dix-neuf ans que je passai avec mon père et un énorme gâteau, quelqu’un sonna à la porte. Je n’attendais personne en particulier et j’ouvris avec prudence, craignant qu’il ne se trouve derrière la porte. Il n’y avait que peu de monde qui connaissait la date de mon anniversaire, et il en faisait partie. Tremblante, j'ouvris.
« Joyeux anniversaire. Je suis désolée, je n’ai pas eu le temps d’acheter un cadeau » dit-elle, émue. Je souris et l’attirai contre moi. « Te revoir est un véritable cadeau, Pandora. Bienvenue à la maison. » Ma première année
à l'université est passée si vite ! J'entre actuellement en deuxième année, et mon histoire, je compte bien continuer à l'écrire encore longtemps. Si vous vous attendiez à quelque chose d'exceptionnel, je suis désolée de vous décevoir. Je mène une vie d'adolescente banale, avec ses joies et ses peines, ses moments de doute et ses problèmes de cœur. Et cette vie là est parfaite.


pseudo: bougi. âge: l'âge pourri avant le droit de vote, l'année où l'on passe le bac et tout : 17 ans. avatar: l'illustre et sublimement magnifique Nina Dobrev. présence: 3 à 4/7 pour cause d'internement à l'internat. où as-tu découvert le forum? par partenariat avec True, lies & Treason je crois. crédits: acydic & tumblr. autres: les poneys, c'est le mal.





Dernière édition par L. Saphora Steadworthy le Sam 23 Fév - 16:42, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Everleigh A. Wilson

∞ Live young, wild & free

⊱ statut matrimonial : En couple avec Gabriel
⊱ où es-tu ? : Niagara Falls
⊱ humeur : En quête
⊱ célébrité : Claire Holt
⊱ messages : 1018
⊱ inscrit le : 23/08/2011

MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Ven 2 Nov - 12:31

YEAH! Bienvenue parmi nous! bisous
Ta fiche est-elle terminée? / (Je précise au passage qu'Everleigh est le double-compte d'Ellia, une des admins. Donc moi-même quoi x))

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

TITRE EN COURS +
« CITATION A VENIR » - auteur unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Ven 2 Nov - 12:32

Claire Holt bisous Meeerci ! Tu m'as tuée avec ton "Donc moi-même quoi x)" xDDD
Non elle est pas tout à fait finie, je dois terminer les années lycée et parler de son entrée à l'université ! Mais c'est bientôt fait, je suis bien motivée là !


Dernière édition par L. Saphora Steadworthy le Sam 3 Nov - 3:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Everleigh A. Wilson

∞ Live young, wild & free

⊱ statut matrimonial : En couple avec Gabriel
⊱ où es-tu ? : Niagara Falls
⊱ humeur : En quête
⊱ célébrité : Claire Holt
⊱ messages : 1018
⊱ inscrit le : 23/08/2011

MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Ven 2 Nov - 13:15

D'accord! Préviens moi quand tu auras terminé alors! Et réserve moi un lien ^^

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

TITRE EN COURS +
« CITATION A VENIR » - auteur unbreakable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Ven 2 Nov - 15:38

Cette fois c'est fini ! J'espère que c'est bon. I love you
Aucun problème pour le lien, compte sur moi !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Ven 2 Nov - 19:51

Bienvenue parmi nous :)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Ven 2 Nov - 20:51

Merci jolie Deborah. / /
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 15:39

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE !!! Smilie happy

Trèèèès bon choix ! J'adore ton histoire et je te valide ! Bon jeux !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 15:59

Merci, t'es un ange ! I love you
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 16:18

Je le sais que je suis un ange Cool D'ailleurs tu ne vois pas on auréole ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 16:30

Un dilemme s'offre à moi ! Soit je dis oui et je mens, ce qui est contre mes principes, soit je dis que non et je me mets l'admin à dos (a) J'esquiverais donc la question en disant : "Hey regarde dans le ciel, un oiseau mort !" Smilie

Saphora n'est pas un en train de flooder, c'est une illusion d’optique.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 16:31

MDRRR non tu ne te mettera jamais personne à dos et encore moins moi en disant cette vérité la XD
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lola B. Wilde

Lola la banane

⊱ statut matrimonial : Célibataire
⊱ où es-tu ? : Au pays des bisounours
⊱ humeur : Joyeuse
⊱ célébrité : Bonnie Wright
⊱ messages : 1466
⊱ inscrit le : 15/10/2011

MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 17:57

Welcome here.

Amuse toi bien chez les fous.
Non, je déconne, bienvenu chez nous.
On est au top ici.
On intègre trop bien les nouveaux membres. Very Happy

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


L'amour donne des ailes
Aimer, c'est espérer tout gagner en risquant de tout perdre, et c'est aussi parfois accepter de prendre le risque d'être moins aimé que l'on n'aime..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 18:04

Oui j'ai vu ça, c'est un réel plaisir ! Je regrette pas de m'être inscrite. Merci beaucoup Lola ! (Jolie Bonnie Wright. Smilie )
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lola B. Wilde

Lola la banane

⊱ statut matrimonial : Célibataire
⊱ où es-tu ? : Au pays des bisounours
⊱ humeur : Joyeuse
⊱ célébrité : Bonnie Wright
⊱ messages : 1466
⊱ inscrit le : 15/10/2011

MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 18:09

Alors profite bien. :)
Et merci

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


L'amour donne des ailes
Aimer, c'est espérer tout gagner en risquant de tout perdre, et c'est aussi parfois accepter de prendre le risque d'être moins aimé que l'on n'aime..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 18:27

Bienvenue parmi nous coeur
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   Sam 3 Nov - 18:35

Merci Dawn ! Smilie I love you
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Saphora Ҩ time waits for no one.   

Revenir en haut Aller en bas
 

Saphora Ҩ time waits for no one.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Niagara University™ :: Time to, delete you :: Les Archives :: 2011-2012 :: Archives présentations
-
Votez !
Un vote toutes les deux heures ♥
www.obsession27
www.shitamachihito
www.nom du top